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mercredi 23 décembre 2015

coup de pousse vous souhaite un joyeux Noël

 et une très bonne année 2016

 

Cliquer sur l'image pour voir l'animation

samedi 19 décembre 2015

Un anniversaire dans la savane...



Vous vous rappelez de Michael dont vous nous parlions dans le billet du 29 octobre ? Vous savez, le jeune américain qui a signé pour deux ans chez les Peace Corps * ? Et qui vit à Nagou, au fin fond de la savane africaine ? Et qui est un soutien inestimable pour coup de pousse ?
Eh bien, aujourd'hui, Michael a 24 ans ! Alors, nous tous, les sympathisants de coup de pousse, avons une pensée spéciale pour lui. Et, faute d'être là-bas pour l'aider à souffler ses 24 bougies, lui envoyons ce petit clin d’œil avec ce post spécialement dédicacé .

Happy birthday Michael!

 

Cliquer sur la photo


* Peace Corps : organisme gouvernemental international américain

lundi 30 novembre 2015

Ensemble, on soulève des montagnes !

En fait de montagnes, il s'agissait de cinq extracteurs d'oxygène pesant 32 kg chacun et de 70 cm de hauteur. Mais commençons par le début. Plantons le décor de cette petite histoire qui sort un peu de notre mission mais qui mérite d'être contée :

L'un des extracteurs d'oxygène

Voyage de décembre 2014 

Patrick et moi visitons l'hôpital de Dapaong. Le médecin responsable s'appelle Séverin. Nous en avons déjà parlé. Il est rotarien et c'est l'un des deux médecins de Dapaong (notre ville-base à une petite heure des villages). Les couloirs ne débordent pas de malades, nous sommes en saison sèche et il y a moins de cas de paludisme. Les salles défilent, pas toujours remplies. Des lits de fer, un confort très sommaire. Dans une salle, tout seul, posé sur un lit protégé par une housse en plastique vert foncé, un petit bébé. Une petite crevette, avec des tubes partout, perdu au milieu de ce grand lit. Ni Patrick ni moi n’avons de formation ou d'expérience médicale. Nous nous taisons, muets tout d'un coup. 
Plus loin, un autre bébé, dans une couveuse. Une crevette encore plus petite, sous oxygène. Séverin se fâche alors et demande à la famille de sortir de la pièce car ils prennent de l'oxygène au bébé. C'est là que nous voyons pour la première fois l'importance et la fonction d'un extracteur d’oxygène*.
Nous sortons de cette visite d'hôpital ébranlés et l'estomac noué.

Christian est un ami d'adolescence de Patrick. On ne portera pas atteinte à leur vie privée en disant qu'ils ont fait les quatre cents coups ensemble dans leur jeunesse. coup de pousse les a rapprochés.

Voyage de février 2015 

Christian nous accompagne. Christian est responsable du matériel dans un grand hôpital parisien. Il visite également l'hôpital de Dapaong en regardant de très près le matériel. Il est, lui aussi, touché par le manque de moyens et les équipements de fortune quelques fois utilisés.

Les machines, qui sont remplacées par du matériel plus récent, ont été révisées sont parfaitement aptes à l'emploi

Paris, septembre 2015

Patrick reçoit un mail de Christian : « Voici des photos de mes extracteurs d’oxygène que je peux te donner. Je pourrais t’en donner cinq »

Le problème du transport

Le matériel est là, à notre disposition, mais comment l'acheminer ? Il s'agit de matériel médical, réglementé. Donc ce n'est pas aussi facile à faire sortir ou entrer d'un pays que des cartons de Duplo ou des teeshirts. De plus, le Togo taxe maintenant ses importations durement pour protéger son marché. Il y a juste un bug dans leur loi : il a été oublié de faire exception de toutes les marchandises apportées par les ONG. Enfin, nous avons Patrick et moi, à nous deux, à peu près 110 kg de franchise de bagages. Même si nous prenons le risque, il nous faudra plusieurs voyages pour les apporter ! 
Tous les deux avons encore à l'esprit l'image des ces bébés dans l'hôpital de Dapaong. Pas question d'attendre si longtemps ni de risquer de se faire confisquer le matériel. Nous devons trouver une solution.

Les extracteurs emmaillotés. Patrick va les chercher et les apporter à Roissy

La solution : une chaîne de volontés individuelles !


Il y a d'abord Mamoudou, le président du Rotary-club de Dapaong. Mamadou nous donne le contact de Pascaline. Pascaline est une togolaise qui vit en France. Elle connait des Togolais qui envoient un container à Lomé**. Elle nous met en contact avec Sam en France. Sam organise le transport vers le Togo (pour la petite histoire, nos extracteurs partent avec des lave-linge, fenêtres, vêtements et autres objets divers que nos amis Togolais vivants en France envoient à leur famille). Puis les contacts des Rotariens à Lomé réceptionnent les extracteurs et enfin Salifou, rotarien et notre expert en reforestation et agriculture, rapporte le matériel à bon port.
Les extracteurs sont impeccables. Ils n'ont pas souffert du voyage, ils sont testés : ils fonctionnent parfaitement. 

Quel bel exemple de solidarité. Juste en ce moment où on vient de nous montrer comment l'homme pouvait être cruel et sans pitié, le succès de cette opération révèle que les volontés peuvent aussi s'unir pour faire ce qui est juste et bien.

On vous le dit depuis le début : TOUS ENSEMBLE !


*dispositif médical qui fournit un air enrichi en oxygène.
**Lomé : capitale du Togo, à l'extrême sud du pays. Lomé est à une journée de voiture de Dapaong. C'est un voyage très fatigant de plus de 600 km avec de très mauvaises routes.



jeudi 12 novembre 2015

Appel aux dons : nous avons besoin de vous !




Faire un don


Il y deux semaines, comme vous le savez, Patrick et moi revenions de notre dernier voyage au Togo. Plus nous avançons, plus nous avons envie de continuer. C’est toujours aussi passionnant,  émouvant, fatiguant et stimulant à la fois.
En plus des bâtiments construits, une de nos plus grandes fiertés fut de voir pour la deuxième année consécutive la cantine de Nagou fonctionner. Elle est déjà en partie autofinancée par les villageois.
Devant ce succès les trois autres villages du plateau dont nous nous occupons, nous en ont demandé une ! Et tout ceci grâce à la générosité de nos donateurs. Soyez-en sincèrement remerciés.




École primaire de Lokpergou : 146 enfants y apprennent à lire et à écrire

Mais vous le savez, la fin de l'année est aussi l’heure des budgets et coup de pousse n’y échappe pas. Notre plus gros projet à venir est la construction d’un bâtiment d’école primaire pour le village de Lokpergou, le plus petit et le plus éloigné des quatre villages. C’est le seul des quatre villages qui n’a pas encore de bâtiment en dur pour le primaire. Le budget total est de 30000€ (sachez toutefois que si nous construisons le bâtiment, c'est toujours l’état togolais qui nomme et paie les professeurs)


40 petits s’entassent dans la maternelle de Lokpergou


Pas besoin de commentaire, il suffit de regarder !



Lui, attend son école. Les parents de Lokpergou on déjà apporté les tas de cailloux pour les fondations. C'est leur contribution au chantier. Mais nous ne la commencerons que nous serons certains de pouvoir la terminer.



Aidez-nous ! 

Faites un don afin que les enfants de Lokpergou aient des outils pour se bâtir un avenir.  Construisons-leur ensemble une école. 
Envoyez un chèque à l'ordre et à l'adresse de coup de pousse, 17 rue de Tournelles 75004 Paris - France ou donnez en ligne maintenant en cliquant ici.


Merci pour votre générosité.



Rappel - Les sommes versées à l'association ouvrent droit à une réduction d'impôts sur le revenu de 66 % des sommes versées : 30€ de don ne vous coûte en réalité que 10,20€, 100€ de don ne vous coûte que 34 €. Un reçu fiscal vous est envoyé à la suite de votre don.



vendredi 6 novembre 2015

Et on en parle encore dans la presse nationale...

Interview de Patrick, président de coup de pousse, par Didier Saa, le journaliste de Togo-Pressse





À Dapaong, à l'hôtel du Campement, avec Didier Saa de Togo-Presse


À Nagou, avec Mamah Batouré, président du Rotary Club de Dapaong, le photographe et Michael, devant l'école primaire




jeudi 29 octobre 2015

La rencontre avec Michael, membre du Peace Corps.

Comme toujours au retour de nos voyages au Togo, nous avons la tête emplie d'images, d'idées et de projets. Mais avant toute chose, comme promis, je vous présente Michael*, le jeune Peace Corps affecté à Nagou et au Plateau pour deux ans.

Patrick présente coup de pousse à Michael

Nous avons rencontré Michael le premier jour au Campement, l’hôtel qui est notre quartier général lorsque nous sommes à Dapaong. Je profite de l'occasion pour poster quelques photos de celui-ci. Il est assez sympa, les togolais qui y travaillent sont adorables et on nous sert une cuisine sans danger pour nos organismes fragiles et délicats. Si vous aimez la pintade, le capitaine, les brochettes et le riz, alors c'est bon, vous pouvez aller y passer quelques jours ! Je vous recommande les bananes flambées. Mmmmm... un régal ! Après une journée sur le Plateau au régime gâteaux secs et barres de céréales, c'est un cadeau des dieux.

L’hôtel a été rénové l'année dernière

Courageux mais pas téméraires, nous n'avons pas essayé la piscine

Apatame amélioré plein de charme et d'exotisme qui tient lieu de salle de restauration

Les flamboyants à la floraison spectaculaire (au printemps) font l'orgueil de la propriétaire du Campement

Mais soyons sérieux, coup de pousse ne travaille pas pour Trip advisor, alors parlons plutôt de notre jeune Peace Corps.

Dès le début, ce jeune américain de 23 ans nous a impressionné. Il faut quand même une sacrée dose de courage, d'abnégation et d'ouverture d'esprit pour consacrer deux ans de sa vie à des populations africaines dont la culture est totalement étrangère à la sienne et dans un milieu complètement différent de tout ce qu'on a connu jusqu'alors. 

Avec Patrick, aux grottes de Nagou qui surplombent la plaine

Nous avons découvert un jeune intelligent, volontaire, tolérant et respectueux des autres. Michel est diplômé d'une université américaine de Virginie, tout ce qu'il y a de plus traditionnelle. Ses options choisies furent la biologie et les relations internationales. Il a un frère un peu plus âgé que lui, son père est avocat et sa mère aménage des appartements. Bref, il vient d'un milieu social aisé mais il est comme des milliers d'autres américains.

Sa chambre : heureusement la moustiquaire le protège des moustiques, au moins pendant la nuit

Salle à manger, cuisine et salon. Avec le toit en tôles ondulées, il y fait plus chaud qu'à l'extérieur. Michel mange la même chose que les villageois et le paquet de M&Ms que nous lui avons apporté fut accueilli comme un don du ciel !

Qu'est-ce donc qui l'a poussé à signer avec les Peace Corps ? Michael nous a dit en rêver depuis l'âge de 15 ans. L'idéologie des Peace Corps est d'apporter un savoir-faire et d'être au service des populations. Ce qu'il l'a intéressé, est le fait d'être immergé dans une culture totalement différente.  Il aime le niveau d'appartenance qu'il a, il a l'impression de faire partie intégrante de la communauté : « After being here for a few months, I can see why people love it and stay »  Ses yeux brillent lorsqu'il en parle : « so many little things can make that their life could be easier »**. Et ces petites choses, il sait qu'il peut les leur apporter et leur apprendre. Une chose est certaine : les villageois l’ont déjà adopté en lui donnant un nom Moba, Lamis, qui veut dire …. né un jeudi.

Michel salue le chef du village. Il est toujours extrêmement respectueux avec les habitants. Il parle assez bien français et connait déjà quelques mots de Moba, la langue locale. Et il est déjà très populaire ! Sa capacité d'adaptation est étonnante.
 
Notre ami Michel a des projets pleins la tête. Son domaine : le jardinage et la reforestation. Il a en cours pas mal d'expériences et a commencé un petit jardin non loin de chez lui (avec tous les problèmes de transport d'eau que cela comporte).

Dépité mais finalement pas trop surpris, il constate que sa petite parcelle doit être arrosée

Même si Michel n'est pas à proprement parler coup de pousse, nos idées et nos projets se rejoignent. Il trouvera un allié et une expertise sans pareil avec Salifou, un membre du Rotary Club de Dapaong, prof de SVT, pépiniériste et expert en reboisement et développement durable. 
À eux deux ils vont avoir beaucoup de travail de sensibilisation auprès des populations locales et leur programme déborde de toutes parts : créer une plantation communautaire, apprendre aux villageois à réutiliser les eaux usées, leur faire découvrir le compostage... Un beau programme et un beau challenge. 
Dans le prochain billet, je vous parle du projet de cette agriculture durable et raisonnée et de tout ce qui tourne autour. Vous verrez comment, suite à une remarque d'un pousseur à l'AG du début d'année, nous avons été amenés à réfléchir quant à l’utilisation des engrais et comment tout naturellement nous nous dirigeons maintenant vers une démarche plus écologique et durable.


* nous l’avions appelé Michel dans le billet précédent car il a francisé son nom pour les Togolais mais nous, nous préférons l'appeler par son vrai nom, Michael (prononcer à l'anglaise)
** « après avoir vécu ici quelques mois, je comprends pourquoi les gens aiment cela et restent »
« Il y a tellement de petites choses qui pourraient rendre leur vie plus facile »

lundi 12 octobre 2015

Michel, volontaire du Peace Corps, s'installe pour deux ans sur le Plateau

 

Oui, c'est vrai, voici quelques temps que nous ne vous avions pas donné de nouvelles. En fait, notre été correspond à la saison de pluies là-bas. Et pendant la saison des pluies, la vie de la Région des Savannes se concentre aux champs afin de préparer la nouvelle récolte. Donc, pas de constructions, pas de chantiers, rien qui ne vaille la peine de vous faire une communication sauf... sauf que cette année, en août, celui ou celle que nous attendions et espérions depuis un an, est arrivé : un volontaire du Peace Corps !



Concession de Michel, mise à disposition par l'un des vieux du village


Construction des... latrines privées de Michel !

 

Mais qu'est-ce que le Peace Corps ? 

C'est un organisme gouvernemental international américain. Il promeut la paix et l'amitié et il envoie des volontaires à l'étranger afin d'aider à une mutuelle compréhension des peuples (pff ! tout cela ?). Pratiquement c'est un programme qui envoie des jeunes américains dans des pays qui en font la demande afin de les aider à développer leur programme dans différents domaines (éducation, santé, environnement...)




En 2014, nous avons fait la demande d'un volontaire. On nous l'avait promis. Nous avons donc remis en état une concession (unité de vie avec chambre, douche et cuisine) et lui avons construit des latrines privées. Nous avons attendu plein d'espoir et il est arrivé enfin. Il s'appelle Michel et parle relativement bien le français. Ses domaines de compétence et d'intérêt sont l'agriculture et la sylviculture. Et Michel est très motivé ! Il déborde d'énergie. Patrick* lui a déjà parlé au téléphone et nous avons correspondu par mail. Ce jeune occidental sera d'une aide inestimable pour nous permettre de mettre en place nos projets, expliquer, parler aux populations et aussi soulager Didier, notre correspondant togolais du Rotary Club. Ce jeune volontaire habitera Nagou et nous espérons très fortement qu'il contribuera à ramener ce village dans la communauté du Plateau.

Sa chambre, un confort très sommaire !

Nous brûlons d'envie de faire sa connaissance et nous avons voulu partager avec vous notre impatience. Patrick et moi partons la semaine prochaine au Togo. Nous ferons sa connaissance et allons lui expliquer de vive voix ce que nous attendons de lui. Bien sûr, nous allons aussi remettre en route les projets et écouter les villageois. Mais quand nous repartirons, nous devrions laisser sur place la voix de coup de pousse en la personne de Michel.
Suite dans le prochain billet avec, c'est promis... une photo de notre volontaire  !



*Rappel : Patrick est le président fondateur de coup de pousse. C'est autour de lui et de son énergie que l'ONG s'est formée
Pour en savoir plus : site des Peace Corps (en anglais)

mardi 16 juin 2015

Épilogue : après les albums, les commentaires de notre photograghe



Marguerite a essayé de vous faire partager son voyage à l'aide de son appareil photo. Pour conclure, elle a bien voulu mettre mettre des mots sur ses émotions. Elle vous livre ici ses impressions.

Test d'un lit de repos traditionnel

Le voyage de coup de pousse ou ma première aventure en Afrique Noire 

Je ne vais pas vous mentir, la semaine précédant le départ j’appréhendais un peu ce voyage. Je me disais que je n’allais servir à rien pour l’association, que j’allais être vue comme la petite blanche occidentale qui vient épier comment les gens vivent de l’autre côté de la barrière.  J’avais aussi un peu peur de me confronter à une pauvreté ambiante à laquelle, soyons honnête, je ne suis pas vraiment habituée.
Autant vous dire que toutes ces appréhensions étaient infondées.
Certes je n’avais pas un rôle clé dans le voyage mais Patrick et Florence ont su m’impliquer dans toutes les réunions et réflexions. Et puis j’ai apporté ma petite contribution en mettant au service de l’association mon appareil photo.


Marguerite découvre les grottes de Nok
 

Je débarquais de mon monde privilégié où mes problèmes existentiels se résument à savoir si ce soir je vais courir avec mes copines du handball ou boire un verre avec une autre amie ou si je vais déjeuner au jap’ plutôt qu’à l’italien du coin. En face de moi j’ai eu des gens qui vivent avec pas grand chose voire avec presque rien. Pourtant on ne me l’a jamais fait sentir de façon oppressante, nous avons été accueillis avec une grande gentillesse et surtout beaucoup de dignité. Les villageois ne laissent pas transparaitre facilement leur pauvreté. 


 

Nous sommes allés à Nagou un jour de fête et tout le monde avait revêtu sa plus belle tenue. Il y avait même un enfant en costume de banquier de la City ! Et puis leur sourire, spontané et extrêmement communicatif peut vite faire oublier toutes les différences qu’il y a entre nous. 

 
C’était difficile pour moi au départ de prendre des portraits. Étant d’un naturel timide j’ai toujours peur d’importuner les gens et de violer leur intimité. Peu à peu j’ai réussi à le faire et ce fut un véritable plaisir car il faut admettre une chose : les Togolais savent poser ! Ils ont un « swag » qu’il nous est bien difficile de copier. Que ce soit par leur sourire Colgate, par leur regard très intense ou par leurs expressions inimitables, ils offrent à l’objectif quelque chose d’unique. 

Succès de Marguerite et de son appareil photo

D’un point de vue humain ce voyage était donc très fort. Car en plus des villageois, j’ai fait la connaissance des membres du Rotary Club. 
En effet coup de pousse ce n’est pas 2 yovos (= blancs au Togo) qui débarquent dans un village en balançant des casquettes et des ballons de foot pour faire sourire les enfants. coup de pousse, c’est une association qui réfléchit avec des intermédiaires et volontaires togolais experts dans leurs domaine (santé, génie rural, éducation, agriculture…) sur les moyens les plus efficaces et adaptés à la culture locale pour mener le plateau de Nagou,  Boré, Djapak et Lokpergou à l’autonomie et même à une forme de prospérité. J’ai été frappée par l’importance de ces discussions : sans l’avis et la connaissance de ces experts, avec la meilleure volonté du monde, nous irions droit dans le mur en essayant d’appliquer des solutions bien françaises à des problématiques bien togolaises !

Cela implique beaucoup de circonvolutions politiques, de la diplomatie, du formalisme et donc beaucoup de patience mais c'est le seul moyen d’atteindre l’objectif donné.

Photo volée par des paparazzi : Marguerite se repose en tenue locale et à l'ombre d'un manguier

Cela m’amène à la deuxième force de ce voyage. L’épicière* que je suis a pu assister en live à un business case des plus intéressants. Car coup de pousse est une petite start-up avec un budget, des Key Performance Indicators, une stratégie court-terme et long-terme, des fournisseurs, un plan de communication et une politique RH… C’est fascinant (et souvent une belle leçon) de voir comment cette start-up est gérée par son CEO Patrick et son bras-droit Florence. 

 La troisième force (oui, je suis formatée aux plans en trois parties) de ce voyage fut culturelle. J’ai adoré découvrir cette partie de l’Afrique Noire : les grottes de Nok, la vue depuis Piglou, la pintade grillée, les mangues, le SportActif, le tissu Wax, la nonchalance africaine, les 40°C à l’ombre, les us et coutumes chez les Moba,… J’en ai pris plein les yeux.

Alors, oui, j’ai loupé un cours de marketing pour partir au Togo, mais à la place j’ai eu :
  • un cours de négociation (quand on parlemente avec le chef de village ou avec le préfet, ça nécessite de la flexibilité et des pincettes),
  • un cours de LV3 (je connais au moins 3 mots de Moba maintenant),
  • un cours de SVT (l’agriculture intensive et ses méfaits, la rentabilité de l’engrais et des semences hybrides),
  • un cours de comptabilité (comment gérer la caisse d’entrée des grottes de Nok),
  • un cours de stylisme (je sais porter pagne et boubou comme une vraie togolaise).

Et puis surtout, un très beau et utile cours d'humanisme !


* surnoms donnés aux étudiants des écoles de commerce (NDLR)

vendredi 12 juin 2015

Dernier album : circuit touristique

Voici le dernier album de Marguertite : des paysages, les grottes et le plateau de Pligou, là où Kader, notre chauffeur, a failli laisser les pneus du 4x4 tellement l'accès était difficile. Découvrez ici ce dernier reportage.

Belle, sauvage et piquante. A-t-on besoin de savoir le nom de cette fleur pour l'admirer ?

mardi 9 juin 2015

Album n°3 : fête à Nagou, inauguration officielle des constructions

Une fête pour l'inauguration des bâtiments s'impose ! En effet trois classes de primaire et deux énormes citernes de récupération d'eau sont terminées. Elles seront opérationnelles à la rentrée de septembre prochain. La maternelle, le réfectoire et la cuisine fonctionnent depuis un an. 
Cliquez ici et vivez en images cette fête joyeuse et colorée.



samedi 6 juin 2015

Album n°2 : Dapaong, son marché, la coopérative féminine et un atelier de couture


Lorsque nous nous rendons au Togo, nous atterrissons à Ouagadougou et après 6 heures de route, nous arrivons à Dapaong, notre ville base. Cette petite ville est à 45 min du Plateau.
Gros plan sur son marché, un magasin de couture et l’atelier de tissage. Cliquez ici pour voir l'album.



mercredi 3 juin 2015

Marguerite nous raconte en images son tout récent voyage au Togo...

Comme Pierre-Louis en septembre 2014, Marguerite, étudiante de 23 ans, a souhaité découvrir sur le terrain la réalité de coup de pousse. Elle nous livre son témoignage en images.
Nous publions donc ici, sur notre page Facebook, un premier album, que notre photographe a intitulé  : « La vie au village ».





samedi 2 mai 2015

Ils l'ont fait !


Pavage de la route

Ils l'ont fait ! En travaillant d’arrache-pied, sous le soleil écrasant, ils ont fini cette route tant souhaitée. À l'aide des conseils du technicien du Génie civil, monté de Dapaong, les villageois ont pioché, pelleté, cassé les cailloux et ils viennent de terminer le 
« pavage » de la route. Pas avec des pavés comme ceux de mai 68, non, trop facile, mais avec des pierres, les plus plates possibles, recouvertes ensuite de ciment. C'est ce que vous pouvez voir ci-dessus. 

Corvée d'eau pour les femmes

Tout le monde a aidé. Vous notez sur la photo plus haut que les femmes sont présentes. Elles aussi, ont fait leur part. Car qui dit ciment, dit aussi eau. Pas de tuyau d'arrosage là-bas, mais d'incessants allers et retours au forage pour y pomper de l'eau. Ainsi cette route, vous pouvez être certain qu'elle sera entretenue avec amour, car elle aura coûté beaucoup d'efforts aux villageois et lorsqu'elle commencera à se dégrader, on peut parier que le CDV* prendra bien vite les choses en main pour la réparer.

Quel résultat aujourd'hui ! Là où il fallait 25 minutes de conduite extrêmement prudente, avec un 4x4 (et en risquant à chaque fois de casser une pièce) pour faire les quatre kilomètres qui séparaient Boré de la route principale, il n'est plus besoin que de 7 minutes. Un progrès incroyable qui va désenclaver le village. 
Un accès facile et un forage proche étaient les deux conditions pré-requises à la construction de la salle de consultations. Les deux conditions sont réalisées, alors maintenant, ce n'est plus un rêve, une idée sortie de nulle part il y a six mois. Non, ce bâtiment, premier pas vers une santé plus accessible pour le Plateau, c'est la réalité de demain. Qui en doutera ? À grands coups de pioche, les villageois nous ont montré là qu'ils savaient unir leurs efforts et s'organiser vers un but commun pour prendre leur avenir en main. Quel bel encouragement pour nos donateurs, pour le RCD**, et aussi pour nous, coup de pousse, à continuer  nos efforts pour les aider à lutter contre la pauvreté !


*  comité de développement villageois
** Rotary club de Dapaong

lundi 20 avril 2015

THIMO ou comment soulever des montagnes tous ensemble !



Un accès difficile incompatible avec la construction d'une salle de consultations

Resituons le contexte. Vous vous rappelez qu'une salle de consultations pour le Plateau doit être construite dans le village de Boré. Si tout va bien, plus tard, cette salle de consultations se transformera en USP, unité de soins périphériques. Il faut donc le prévoir et considérer la construction de la salle de consultations comme la première phase d'un plan à plus longue échéance. La transformation future en une USP exige deux conditions : un forage spécialement dédié à son fonctionnement et une route desservant le bâtiment et garantissant un accès facile. Le forage est là mais la route n'est pour l'instant qu'une piste caillouteuse et presque impraticable (lors de notre dernier séjour, en montant sur le plateau, Didier a cassé un bras de suspension de son 4x4 qui, pourtant, en a vu d'autres). 

L'un des vieux du village approuve nos projets, écouté attentivement par le chef du village

Nous avons donc laissé les villageois du plateau sous les manguiers de Boré avec le deal suivant : ils construisent d'abord la route et nous construirons le centre de consultations. Échaudés par les bouderies de Nagou, nous ne savons quoi attendre. Puis nous apprenons par la suite qu'avant même notre arrivée, d'eux-mêmes, et avec des moyens de fortune, ils ont arrangé la route, aplanissant et bouchant ça et là les trous les plus gros. Nous nous rendons compte à ce moment, que ce centre de consultations, ils le veulent vraiment !
Nous lançons alors le programme THIMO : travaux de très haute intensité de main d’œuvre. Les fonds sont débloqués et le matériel (brouettes, pioches) acheté et distribué. Un vrai travail de romains commence. Regardez les photos ci-dessous et jugez vous-même (rappelez-vous qu'il fait 30 à 35°C à l'ombre)

Distribution du matériel


 Mais il ne s'agit pas seulement de casser des cailloux et boucher des trous. il faut faire un ouvrage solide afin de ne pas avoir à tout recommencer après la saison des pluies. Un technicien du Génie civil monte de Dapaong pour encadrer les travaux et en garantir la qualité. Il l'explique aux villageois.


Début des travaux


Le matériel est distribué à chaque CVD* et le technicien apprend aux équipes de Boré, Lokpergou et Djapak comment s'organiser. Ensemble ils préparent un planning des travaux. Les CVD vont aussi profiter de la venue de ce technicien pour prévoir la construction d'un petit pont à un autre endroit du village. À la saison des pluies, une petite rivière y est infranchissable. Cela rend le chemin de l'école impraticable et dangereux pour les enfants.


Un travail épuisant...

Les villageois unis par une volonté commune se mettent au travail. Chaque village prévoit d'assigner aux travaux 10 personnes par jour.


... dans des conditions difficiles de poussière et de chaleur

 coup de pousse les aide et fournit aux travailleurs un repas journalier. Aux dernières nouvelles, le village de Nagou ne s'est pas joint aux casseurs de cailloux. Certaines fortes têtes résistent mais il y a des signes de bonne volonté. La pratique de la main tendue continue et nous sommes confiants.

Il faut constater dans la mise en œuvre et la réalisation de ce chantier la formidable volonté commune qui lie ces villageois devenus cantonniers. Tous ensemble, ils vont arriver à faire un travail de terrassement ahurissant et qu'il eut été impossible de faire sans cette main d’œuvre volontaire et unie. Les voies de communication sont essentielles pour le désenclavement du Plateau et les villageois l'ont bien compris. Cela fait des années qu'ils la voulaient, cette route. Nous, coup de pousse, les avons aidé mais nous n'avons fait que de donner... un coup de pousse. Et c'est bien la vocation de l'association : que les populations prennent leur destin en main avec juste un peu d'aide de notre part.


* CVD : comité villageois de développement

lundi 30 mars 2015

coup de pousse et les doudous dodus tout doux


Une jolie collection

C'est une grand-mère petite et toute frêle qui est arrivée chez moi et m'a dit « Tiens, j'ai fait cela pour coup de pousse ! ». Cela, c'était une quinzaine de jolis doudous dodus et multicolores : « J'ai pensé que tu pourrais les vendre pour le Togo. »  
Ce don simple et touchant, et totalement inattendu, d'une grand-mère qui a du temps et qui veut en faire profiter les autres m'a beaucoup émue. Il nous rappelle la confiance que vous nous accordez. Merci !

Mes doudous dodus






Il y a des grands et des petits, ils sont tous différents et font entre 15 cm et 40 cm de haut.






Ils sont rose, bleu ciel, vert pâle ou rouge et 100% lavable (il faut juste retirer le nœud de satin).




Il y en a un tout petit...









... et puis aussi un clown tout bariolé.








Si vous aimez les doudous dodus de cette grand-mère si patiente (un doudou demande trois jours de travail), vous pouvez en acheter un pour faire un cadeau... ou le garder pour vous ! Le prix ? À vous de voir, ma petite grand-mère suggérait 15€... ou plus si vous le désirez. Le port sera gratuit.
Envoyer un mail à Florence en nous disant ce que vous souhaitez. Nous vous enverrons alors votre joli doudou tout doux.



Pour en savoir plus

Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog), écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don, cliquez ici